Les vents et les grands froids hivernaux s’en viennent. C’est le temps de préparer sa résidence adéquatement afin d’éviter quelques problèmes qui pourraient finir par coûter cher! On fait le tour des éléments cruciaux auxquels il faut penser avec Alain Paquette, conseiller en habitation chez CAA Québec.

L’isolation extérieure

On s’intéresse particulièrement à l’enveloppe extérieure de la résidence, qui sera éprouvée pendant l’hiver. Un élément important est le calfeutrant autour des fenêtres et des portes qui doit conserver sa souplesse pour empêcher l’air et l’humidité d’entrer.

«Pour vérifier, on s’assure de pouvoir y enfoncer facilement un tournevis plat ou une pièce de 10 sous, recommande Alain Paquette. S’il est devenu dur, séché par le soleil, il faut le changer. L’élasticité est importante pour garder l’étanchéité lorsque les matériaux bougent avec le gel et le dégel.»

On en profite aussi pour vérifier l’état des coupe-froid : ces bandes souvent en caoutchouc qui font la jonction entre la partie fixe et mobile des portes et des fenêtres. Si elles ont perdu de leur souplesse, fendillent, ou sont décollées : on les change!

Les prises électriques intérieures d’une maison fixées sur un mur qui donne sur l’extérieur peuvent aussi permettre à l’air de se faufiler. «On enlève la plaquette de plastique, on remplit l’espace avec une mousse isolante peu dispendieuse vendue en quincaillerie, on remet la plaquette et le tour est joué!», conseille M. Paquette.

Résultat : Vous économiserez plusieurs dollars pendant les mois les plus froids de l’année! Le chauffage représente plus de 50% de votre facture annuelle en électricité. De plus, les fuites d’air chaud et les infiltrations d’air froid représentent jusqu’à 25% des pertes de chaleur d’une maison.

La fondation

Avant l’arrivée de la neige, une promenade autour de la maison pour inspecter la fondation est aussi incontournable. Si on remarque une fissure, il faut agir!

«On fait rapidement appel à une entreprise spécialisée dans le domaine pour qu’elle s’attaque à la fissure qui doit être colmatée en profondeur, indique Alain Paquette. Si l’eau s’infiltre, puis gèle, la fissure pourrait s’agrandir et causer encore plus de dommage. Par exemple, si le bois est touché, des moisissures peuvent apparaître. »

Résultat : Agir rapidement permet d’éviter des travaux majeurs dont le coût peut facilement atteindre plusieurs milliers de dollars.

La toiture

Le toit est un autre élément extrêmement important de la maison auquel il faut jeter un coup d’œil… tout en étant prudent!

«Si c’est un toit plat avec une membrane, assurez-vous qu’il n’y a pas de point faible, comme une bulle d’air, indique Alain Paquette. Si c’est du bardeau, assurez-vous qu’il semble bien fixé.» Il est également important d’enlever les branches et débris qui pourraient s’y être déposés pendant l’été.

Résultat : Entretenir adéquatement la toiture permet de réduire le risque d’infiltration d’eau par le toit et d’éviter ainsi des dommages importants à l’intérieur de la résidence.

La cheminée

La cheminée doit elle aussi être inspectée. Son calfeutrant doit être souple et intact. Si ce n’est pas le cas, on le change.

«On s’assure aussi que le revêtement est en bon état, qu’il n’y a pas de nid d’oiseau sur la cheminée et qu’elle est couverte d’un chapeau», affirme M. Paquette.

De plus, la cheminée doit être ramonée annuellement.

«Et ce, même si on se sert de la cheminée seulement pour quelques feux de foyer dans l’année, affirme M. Paquette. Sinon, la suie durcit et par la suite, c’est beaucoup plus dur à nettoyer.»

Résultat : Un ramonage annuel empêche la suie de s’accumuler et réduit ainsi les risques d’incendie. Le chapeau de la cheminée est important pour éviter que l’eau entre et abime le revêtement de la cheminée.

Les systèmes d’évacuation de l’eau

Avant de redescendre du toit, on retire les feuilles dans les gouttières, on s’assure qu’elles sont bien fixées à la maison et on vérifie que l’eau s’écoule bien.

Une fois revenu sur terre, on regarde les margelles pour s’assurer qu’elles ne sont pas obstruées par des feuilles ou de la terre qui gênerait l’évacuation de l’eau.

On nettoie aussi le drain de plancher dans le garage, souvent plein de gravier, puis on prend la direction du sous-sol pour tester la pompe de puisard.

«Je conseille même de la tester chaque mois en versant un bon litre d’eau qui permettra au mécanisme de démarrer et de vérifier que l’eau est bien évacuée.»

Résultat : Une pompe de puisard fonctionnelle peut faire toute la différence pour votre résidence et vos biens en cas d’inondation. Vous ne serez pas pris au dépourvu si le printemps s’annonce particulièrement mouillé!

Boyaux d’arrosage et système d’irrigation

Enfin, signe que l’hiver s’en vient, les dernières pousses du jardin ont rendu l’âme. C’est le temps de vider le boyau d’arrosage pour éviter que l’eau gèle à l’intérieur et le fende.

Vous avez un système d’irrigation pour vos platebandes? Il faut aussi sortir toute l’eau à l’aide d’un compresseur d’air.

Résultat : Négliger de faire la vidange du système d’irrigation pourrait vous coûter très cher au printemps puisqu’il faudra tout déterrer pour changer le boyau fendillé avant de refaire le réaménagement paysager. Des dépenses et du travail qu’on a certainement envie de s’éviter pour profiter pleinement des premières belles journées lorsque le printemps sera de retour!

En attendant, au boulot!

(SOURCE: https://idees.banquenationale.ca)

Par Karine Bélanger
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